Blog de campagne pour les élections régionales de mars 2010, La Rochelle
Mercredi 20 janvier, 20h
Angoulême, Espace Louis Aragon, Place Vitoria
Rencontre publique : L'après Copenhague, changement climatique et mobilité.
Avec :
Françoise Coutant, tête de liste régionale et Ronan Dantec, adjoint de Nantes Métropole et négociateur à Copenhague.
Va falloir parler de la vraie vie !
Parce que la vraie vie a deux visages : celui où les fins de mois sont difficiles dès le milieu du mois, et où on a l'impression que c'est pas de sitôt qu'elle va s'arranger. Qu'il faut courir, toujours plus courir, pour satisfaire le dieu pognon.
Et celui où, juste en prenant le temps de savourer les petites choses, un bon repas, une ballade dans la nature, mieux, partagé avec des amis, ça vous réconcilie avec elle. Bilan des courses, deux trucs gratis : le temps et la nature
Travailler ne sert pas qu'à gagner de l'argent. Il apporte aussi des relations humaines, permet de se sentir quelque part, de pouvoir répondre à la question fatidique « et toi, tu fais quoi dans la vie ? ». La réponse peut varier au cours d'une même vie, mais annoncer un savoir-faire est valorisant, preuve de connaissances utiles aux autres.
Par contre, du travail y en a pas pour tout le monde, faut partager !!! D'abord le nerf de la guerre, faut partager les sous ! Une société qui permet les écarts scandaleux voire immoraux des rémunérations, avec des grands patrons qui jonglent avec les primes et les retraites-chapeau à six chiffres, les entraineurs de foot qui ramassent 50 ans de smic - à temps plein – pour une main !!
En plafonnant à 20 l'écart tolérable entre les plus bas et les plus haut salaires, c'est déjà confortable. Si le dirigeant veut gagner davantage, il augmente les bas salaires. Eh !
Mais aussi partager le temps de travail. Travailler moins pour pouvoir développer des projets personnels, que ce soit améliorer son habitat, jardiner, créer une activité de complément, partager du temps avec ses enfants ou s'investir dans la vie associative et ainsi permettre aux millions de personnes rmistes ou en situation de handicap d'avoir accès au monde du travail.
Un homme, une voix. En SCOP, en SCIC, en GIE, en GEIQ et tutti quanti. Une entreprise fondée sur les hommes et non sur les capitaux.
Mais aussi des entreprises d'insertion et des ateliers protégés. Pour créer des espaces de travail à la vitesse de chacun. Tout le monde n'est pas capable d'être "compétitif", de s'adapter sans fin, d'encaisser sans broncher de se faire jeter comme un malpropre tous les dix ans, surtout quand c'est pour sauvegarder les dividendes et assouvir les ogres du CAC 40.
Avec des réseaux en circuits courts pour faire le lien, de la finance solidaire pour apporter des fonds, de l'énergie de proximité, etc, etc, ...
Bénédicte Béconnier, Europe Ecologie