vendredi 29 janvier 2010

Baisse des tarifs: les faux-semblant du dévloppement durable façon Sarkozy




Après la décision du gouvernement de baisser les tarifs d'achat par EDF de l'électricité solaire photovoltaïque, les écologistes Denis Baupin, Cécile Duflot et Hélène Gassin dénoncent dans Mediapart les faux-semblants du développement durable façon Sarkozy.

La schizophrénie du gouvernement, en matière d'environnement en général et d'énergies renouvelables en particulier, vient d'atteindre un stade alarmant avec les péripéties autour du tarif d'achat du solaire photovoltaïque. Après les atteintes systématiques au développement de l'éolien - il existe aujourd'hui en France une forme de moratoire de fait, puisque les dossiers ne sont plus instruits dans les préfectures - c'est maintenant le solaire photovoltaïque qu'on tente d'entraver... A rebours des envolées lyriques officielles en faveur de la diversité énergétique et de la lutte contre le dérèglement climatique.


Après l'avoir annoncé il y a un an, le gouvernement a publié, le 13 janvier, les nouvelles règles pour l'achat de l'électricité solaire. Ces nouveaux tarifs ne sont pas bons puisqu'ils découragent les installations architecturales innovantes d'intégration au bâti sur le neuf (hors logement) et la majorité des projets d'équipement de bâtiments existants : pour bénéficier d'un tarif d'achat élevé, il faudra remplacer le toit plutôt que de simplement poser les panneaux dessus... Les nouvelles règles vont lourdement pénaliser les nombreux projets en cours en zone urbaine ou sur desbâtiments d'activité agricoles ou commerciaux.

Anticipant sur ce changement annoncé depuis un an, de très nombreux porteurs de projet avaient déposé leurs dossiers entre novembre et décembre pour bénéficier des anciens tarifs. Voyant arriver des milliers de dossiers, dont un grand nombre resteraient peut-être dans les cartons, il semble que le gouvernement ait pris peur. Il a donc désamorcé la « bulle spéculative » en prévoyant que les nouveaux tarifs soient quasiment rétroactifs: Les projets déposés depuis le 1er novembre 2009 mais n'ayant pas fait une demande de raccordement au réseau au 11 janvier 2010 passent sous le nouveau régime. Ce gouvernement aurait donc à cœur de lutter contre la spéculation et les excès de rentabilité !

Grâce à cet acte héroïque, les quelques centaines d'agriculteurs et gérants de supermarché qui auraient construit des installations solaires « trop rentables » ne le feront pas. Que les choses soient claires: les écologistes que nous sommes ont toujours dénoncé la course au profit et la spéculation, mais dans un pays qui laisse la grande distribution s'enrichir à millions au détriment des petits fournisseurs et qui refuse de distribuer équitablement les aides agricoles, cette subite poussée de vertu pour quelques milliers d'euros prête à sourire.
A l'appui de ce combat, le ministère explique que les énergies renouvelables coûtent cette année 500 millions d'euros aux consommateurs d'électricité, et on a pu lire ici ou là que si les « spéculateurs » n'avaient pas été freinés, cela nous aurait coûté des milliards et fait exploser nos factures.


Or, selon la Commission de régulation de l'énergie, les énergies renouvelables, avec 64 millions d'euros en 2009, ne constituent que 3% de la Contribution aux charges de service public de l'électricité (CSPE) prélevée sur nos factures. La CSPE sert à financer plusieurs dispositifs dont la péréquation tarifaire, les tarifs de première nécessité et les tarifs d'achat. La part des énergies renouvelables correspond à la différence entre le tarif d'achat et le prix de l'électricité sur le marché. Or, comme ce dernier augmente chaque année, les renouvelables coûtent mécaniquement de moins en moins cher.

La part « solaire » de notre facture représentant moins de 0,5%, le risque d'une explosion semble bien circonscrit ! Dans un pays qui tolère, voire encourage, la spéculation immobilière et boursière, qui gratifie les plus riches d'un bouclier fiscal, qui laisse les banques distribuer primes et bonus par centaines de millions, qui démonte pièce par pièce les outils de redistribution et de service public, la seule activité condamnable pour immoralité serait les énergies renouvelables ?

Ce qui gêne dans cette « bulle spéculative » du solaire, ce ne sont pas les petits profits mais bien le développement à grande échelle d'énergies renouvelables que l'on préfèrerait garder dans une niche de communication tout en continuant à favoriser les « vraies énergies sérieuses » : le pétrole, le charbon, le gaz et bien sûr le nucléaire.


Oui, il faut éviter les abus dans le développement des énergies renouvelables et, oui il y a un impératif de qualité et de concertation dans ce domaine... comme dans les autres. Mais si, comme il l'affirme, la préoccupation du gouvernement était de concilier éthique économique et développement durable des énergies renouvelables, au lieu d'inventer des réglementations vexatoires, il encourageait l'investissement collectif et citoyen, il donnerait aux territoires une compétence élargie et un droit à l'expérimentation.


Si la maîtrise des factures d'électricité était un objectif, alors le gouvernement aurait empêché EDF d'empocher centaines de millions d'euros initialement destinés au renouvellement et à l'entretien des réseaux de distribution, facture que nous allons repayer via une augmentation de nos factures - réelle celle là - de 10% en 4 ans.
Messieurs Borloo et Sarkozy affirment sans broncher qu'ils tiendront l'objectif européen du « paquet climat-énergie » de 23% d'énergies renouvelables dans la consommation française d'énergie mais...  sans développer les énergies renouvelables. Face à cette mauvaise foi, à cette morale à géométrie variable, nous opposons une autre logique : que les Régions, avec les villes et les territoires, réinventent, avec les citoyennes et citoyens, et les acteurs de leurs territoires, un service public des énergies renouvelables ambitieux et juste. Car nous, nous ne renoncerons ni à l'intérêt général, ni aux 23% d'énergies renouvelables, ni aux 240 000 emplois qui vont avec !
Pour cela, nous nous engageons et mettrons en œuvre de véritables paquets climat-énergie régionaux, nous démocratiserons l'accès aux économies d'énergie et aux énergies renouvelables avec des mécanismes financiers adaptés (prêts bonifiés, chèques éco-énergie) et développeront des opérateurs publics, ouverts à l'investissement citoyen, pour développer les énergies renouvelables et rénover à grande échelle les logements. Face au dérèglement climatique, face à l'épuisement des matières premières énergétiques non renouvelables, nous ne pouvons plus attendre. L'écologie c'est maintenant.
Denis Baupin, adjoint au maire de Paris chargé du développement durable, de l'environnement et du plan climat. Membre de l'exécutif des Verts.
Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts. Tête de liste Europe Ecologie en Ile-de-France pour les élections régionales de mars 2010.
Hélène Gassin, spécialiste des questions d'énergie. Candidate Europe Ecologie en Ile-de-France pour les élections régionales de mars 2010.

Lire La Suite... RésuméBlogger

jeudi 28 janvier 2010

St Jean d'Angely, le 10 février


Lire La Suite... RésuméBlogger

Neuville, 8 février


Lire La Suite... RésuméBlogger

Cognac, le 9 février


Lire La Suite... RésuméBlogger

lundi 25 janvier 2010

Rendez vous de campagne, 28/01 Bressuire.


Lire La Suite... RésuméBlogger

Prochain Rendez Vous à LA ROCHELLE Le 5 février 2010

"L'écologie peut créer des emplois , ICI et MAINTENANT"
 Avec Françoise Coutant Tête de liste Régionale

 à 20 Heures à LA PASSERELLE à MIREUIL 
 
 
Lire La Suite... RésuméBlogger

vendredi 22 janvier 2010


Venez nombreux !
Lire La Suite... RésuméBlogger

mercredi 20 janvier 2010

Taxe carbone: après la farce écologique et sociale, la farce démocratique?

Après les dernières annonces du gouvernement sur la nouvelle mouture de sa taxe carbone, Yannick Jadot, euro-député Europe Ecologie, exprime de Strasbourg, où il est en session, sa déception :
"Le gouvernement souhaite remettre tous les acteurs - entreprises, syndicats et associations environnementales - autour de la table pour discuter de la nouvelle mouture de sa taxe carbone. Mais comment ces acteurs peuvent-ils lui faire confiance ?
"Nicolas Sarkozy a déjà remis en cause de nombreux éléments du consensus du Grenelle ou de la mission Rocard. Il a choisi un prix du CO2 très faible, n’a rien dit sur son évolution, et a décidé d’exonérer de nombreux secteurs plutôt que de les compenser de façon juste socialement et écologiquement, faisant ainsi de la contribution climat énergie une taxe carbone inefficace et injuste.
"Ceux qui sont à nouveau conviés à négocier devraient s’inquiéter de la tendance du Président à ne pas suivre leurs recommandations. Ils devraient également exiger un mandat de négociation plus large.
"Pourquoi n’auraient-ils pas le droit de rediscuter des exonérations que leur impose le gouvernement ? Pourquoi devraient-ils accepter que, à partir de 2013, l’industrie ne soit plus soumise à la taxe carbone ? Il est de notoriété que l’écrasante majorité de l’industrie française soumise au marché de carbone européen n’aura pas à payer pour sa pollution même après cette date.
"Pour ne pas entériner l’échec écologique et social de la contribution climat énergie, le gouvernement doit reprendre les éléments des consensus antérieurs et ne pas limiter le mandat confié aux futurs négociateurs."
Lire La Suite... RésuméBlogger

mardi 12 janvier 2010

Eva JOLY


Eurodéputés :Les premiers pas d'Eva Joly au Parlement européen
Par Wesfreid Marcelo, publié le 12/01/2010 à 10:20 - mis à jour le 12/01/2010 à 11:05
 L'ex-juge Eva Joly, Présidente de la Commission Développement (DEVE). AFP PHOTO / FRANCK FIFE


Révélation des élections européennes, l'ex-magistrate Eva Joly a changé de combat depuis qu'elle siège à Strasbourg. Mais pas de méthode: elle est toujours aussi acharnée.
Son entrée au Parlement européen n'est pas passée inaperçue. La presse anglo-saxonne a assailli de demandes d'interviews Eva Joly. Sous la bannière Europe Ecologie, l'ex-magistrate avait fait sensation, lors de la campagne pour les élections européennes, avec le slogan: "Il faut bannir d'Europe les paradis fiscaux!" Dans la foulée, Eva Joly a décroché une présidence de commission, celle du développement (l'aide aux pays pauvres). Cela faisait des lustres que les Verts n'avaient pas obtenu ce type de poste.
Sa première séance de travail fut catastrophique. Consciencieuse à l'extrême, la juriste a épluché les centaines d'amendements inscrits à l'ordre du jour. Avec le zèle des néophytes. Résultat, "la réunion a duré une heure et demie de plus que prévu, du jamais-vu au Parlement européen, s'amuse encore la socialiste belge Véronique de Keyser. Mais personne n'a osé interrompre Mme la présidente".
Incollable sur ses dossiers
Depuis, "Mme la présidente" a pris ses marques. Mieux, elle a bluffé ses collègues, incollable sur les usines à charbon en Chine ou sur la mortalité infantile en Afrique du Sud. "Elle connaît à fond ses dossiers", reconnaît Michèle Striffler, eurodéputée française, qui siège avec les conservateurs. "D'apparence timide, c'est une femme déterminée qui sait de quoi elle parle", apprécie le socialiste néerlandais Thijs Berman.
L'ancienne juge d'instruction de l'affaire Elf est emballée par sa nouvelle vie: "Je me sens utile", confie-t-elle, en quittant une conférence sur l'évasion fiscale, organisée par ses soins à Bruxelles, le 9 décembre. Des heures durant, Eva Joly a vitupéré contre les multinationales du minerai au Ghana et en Zambie qui esquivent les taxes, a fustigé avec des accents inquisiteurs Maurice, Jersey, le Liechtenstein. Ou a sommé l'Europe d'instaurer un mécanisme obligeant les entreprises à déclarer leurs profits et les impôts qu'elles acquittent dans les pays pauvres. Assis à ses côtés, le représentant de la Commission européenne reconnaît: "L'Europe doit rattraper son retard en la matière." La Franco-Norvégienne n'est pas peu fière: "Les lignes sont en train de bouger. J'ai obtenu que l'Europe s'e ngage sur les paradis fiscaux."
L'art du compromis bruxellois
Mais il ne s'agit encore que de déclarations de principe. Une directive contraignante n'est pas d'actualité, vue l'opposition du Luxembourg. Eva Joly va donc devoir apprendre l'art du compromis bruxellois. Pas vraiment sa tasse de thé, elle qui préfère jouer le rôle d'icône anti-paradis fiscaux, sur tous les fronts. L'ex-magistrate, qui se dit "portée par une vague de fond", ne cesse de se déplacer. Un jour, en Angola, un autre, à Strasbourg. Quelques heures plus tard, c'est l'Islande, où elle mène pour le gouvernement une enquête sur l'effondrement du système bancaire national. En décembre, elle assistait à la remise du Nobel à Barack Obama, à Oslo.
Et puis il y a la France. Eva Joly veut participer à la campagne des régionales. C'est d'ailleurs elle qui a convaincu son ex-collègue du pôle financier Laurence Vichnievsky de s'engager en politique. "Tu as beaucoup donné pour la magistrature, réfléchis à une autre façon de te rendre utile", insista-t-elle au téléphone, un soir d'août. Aujourd'hui, la magistrate est devenue tête de liste en Paca. A 66 ans, Eva Joly ne retranche pas les combats. Elle les superpose.



Lire La Suite... RésuméBlogger

dimanche 3 janvier 2010

Invitation : Convention régionale de l’écologie politique et lancement de la campagne des régionales en Poitou-Charentes, dimanche 10 janvier prochain à 15h30 au Théâtre-Centre Culturel de Ruelle (16600)

Bonjour,

Chers amis, aux dernières élections européennes, les Françaises et les Français ont démontré qu’ils étaient prêts à répondre à la double urgence environnementale et sociale, et à s’engager dans la construction d’une autre société, écologique, apaisée et solidaire.

A présent, il s’agit de démontrer concrètement que la transformation écologique de la société n’est pas seulement nécessaire, mais possible, et ceci dans chaque région. Il s’agit d’incarner l’espoir, en faisant de Poitou-Charentes une écorégion modèle. Il s’agit d’inscrire durablement le progrès de l’humanité dans une trajectoire écologique, en rupture avec la course à la démesure et au profit qui conduit au déclin économique et à la régression sociale.

Nous sommes aujourd’hui lancés dans une course de 70 jours qui nous mènera au seuil du premier tour des Régionales le 14 mars. Chacun sait qu’en Poitou-Charentes l’enjeu dépasse de très loin de cadre de nos quatre départements tant les personnalités de la Présidente sortante et du Ministre/candidat accaparent toute la lumière et l’attention médiatique. Raisons suffisantes pour que nous fassions preuve, d’une unité sans faille et d’une détermination de tous les instants avec Françoise Coutant qui conduit notre liste régionale.


Cette Convention est le premier rendez-vous fixé aux sympathisants, militants et signataires d’Europe Ecologie pour se rencontrer et partager les premiers éléments d’un programme né de nombreuses rencontres de 14 groupes thématiques qui ont planché et se sont réunis depuis la rentrée de septembre.

Nous comptons ainsi sur la mobilisation de tous. Venez nombreux dimanche 10 janvier à 15h30 à Ruelle sur Touvre, en famille, avec des amis. Nous devons montrer, que la dynamique entamée il y a plusieurs mois avec les européennes se poursuit et que nous nous rassemblons à nouveau pour cette fois transformer notre région.

Cordialement
Pour Europe-Ecologie Poitou-Charentes, Laurent FREBOEUF


Lieu : Théâtre de Ruelle, place du Champ de Mars, 16600 Ruelle sur Touvre (Nord-est d’Angoulême, direction Limoges)
Lire La Suite... RésuméBlogger